Aider les aînés à rester autonomes

jeudi juin 07 2018

Par déformation professionnelle ou non, l’agenda de Louise Côté est toujours ouvert sur le coin de la table, même à la retraite. Cette ex-secrétaire de direction accompagne chaque semaine des personnes âgées à leurs rendez-vous médicaux. Elle confie que cette activité a donné un nouveau sens à sa vie.

Bénévole pour Popote et Multi-Services de Québec depuis près de deux ans, Mme Côté a découvert l’organisme par l’intermédiaire d’une voisine.

Voulant se rendre utile à sa retraite, cette dame est devenue accompagnatrice pour des personnes âgées qui sont nombreuses à compter sur elle.

Avec le sourire et toujours attentionnée, elle leur donne un coup de main en les conduisant avec sa voiture à leurs rendez-vous. Plus qu’un taxi, elle attend avec ses protégés dans les salles d’attente des hôpitaux et des cliniques où ont lieu les rendez-vous en ayant toujours le bon mot pour apporter un peu de réconfort.

Au cours de sa vie active, cette femme au grand cœur a été secrétaire de direction pour l’Institut canadien qui gère le réseau des bibliothèques de la Ville de Québec.

Avec un travail à temps plein, elle n’avait ni le temps ni l’énergie pour faire du bénévolat, même si elle en rêvait depuis longtemps.

 M<sup>me</sup> Côté est une amoureuse des chats.

PHOTO COURTOISIE
Mme Côté est une amoureuse des chats.

À 67 ans, elle peut maintenant penser à elle et faire plaisir aux autres. Elle tricote, lit, fait des promenades et explore de nouveaux secteurs de la ville avec son vélo électrique l’été.

Un sens à sa vie

« C’est le côté humain que j’aime dans le bénévolat. Les gens que je rencontre sont tellement intéressants. J’apprends beaucoup de choses en les écoutant », dit-elle.

Depuis sa retraite, M<sup>me</sup> Côté a joint le Cercle de fermières de Loretteville où elle a appris à tisser.

PHOTO COURTOISIE
Depuis sa retraite, Mme Côté a joint le Cercle de fermières de Loretteville où elle a appris à tisser.

Mme Côté tisse parfois des liens d’amitié aussi solides que les étoffes de tissu qu’elle crée sur les métiers à tisser qu’elle manœuvre.

Pendant 33 jours, par exemple, elle a fait le taxi et accompagné une femme qui devait recevoir des traitements de radiothérapie. On ne vit pas ce type d’expériences sans en sortir transformé.

Elle se consacre à son rôle d’accompagnatrice de 15 à 20 heures chaque semaine. « Ce n’est jamais arrivé que ça ne me tente pas », ajoute-t-elle.

Elle accompagne des personnes qui se font opérer pour des cataractes et d’autres qui ont des rendez-vous chez le dentiste ou chez le médecin. Il lui arrive aussi de vivre des deuils, comme c’est arrivé récemment.

Plus qu’un taxi

Au fil des rencontres, il n’est pas rare qu’elle se transforme en confidente. Beaucoup de personnes âgées s’ennuient, observe-t-elle.

« Tant mieux si je peux leur apporter un peu de réconfort. J’espère pouvoir continuer tant que je vais être capable », conclut-elle avant de reprendre la route.